Winker, behind the scenes

Poste de travail

Aujourd’hui on ne dit plus making of mais behind the scenes, bref on s’en fout. Je vais vous parlez de notre travail (Ben et moi) pour Winker.

Petit rappel de la vidéo :

 

1- Concept et pré-production

Le brief de la startup était de reprendre le concept du projet Go For It, et de “l’appliquer” à l’application Winker. Nous étions donc relativement libre en terme de trame narrative. Nous nous sommes alors lancé sur l’écriture de différents synopsis. Cette étape fut longue, nous avions décidé de faire participer les deux fondateurs de l’application à cette étape de réflexion. L’intérêt de faire participer le client à cette étape stratégique est multiple. Pour faire simple, l’implication des deux parties prenantes dès le début du projet facilite le reste de la production.

Une fois le synopsis puis le scénario validé, Ben a établi un storyboard avec l’aide de Vivian, un graphiste freelance.

 

Storyboard Winker

A l'époque du scénario / storyboard original, nous voulions jouer avec un aspect provoquant, presque polémique. A la demande de Winker, cette facette a été fortement érodée.

Ce storyboard nous a permis de préparer le tournage (pré-production). Il évidemment plus simple d’attaquer cette étape après le storyboard plutôt qu’après le scénario, du fait de l’aspect visuel du document.

 

2- Le trournage

Nous avons intégralement filmé avec 2 GoPro HD Hero (une suffisait, la seconde servait de dépannage). Cette caméra peut être géniale si les critères suivants sont remplis :

  • Filmer dans un environnement suffisamment lumineux : c’est à dire de jour en extérieur. Pas de chance, ce n’était pas notre cas. J’y reviens par la suite.
  • Ne pas avoir besoin de faire de prise de son. Le micro intégré peut, à la limite, servir pour une éventuelle post-synchro.
  • Pouvoir “travailler à l’aveugle”. Il existe des accessoires de monitoring dédié aux GoPro, comme le LCD Backpack, mais ce dernier n’est pas adapté à une prise de vue subjective (lorque la caméra est fixée sur la tête pour voir l’action à travers les yeux d’un personnage). Travailler à l’aveugle avec une GoPro induit une certaine imprécision des plans, ce qui n’est pas dramatique grâce au grand angle de l’objectif. Il faut être en mesure de refaire les plans si le cadrage laisse à désirer.

Je reviens sur le premier point : la lumière. Il est aujourd’hui possible de filmer dans des conditions de faible luminosité avec les HD DSLR récent, prenez par exemple le court “Joy Ride” réalisé par Sandro avec un D800 de chez Nikon. C’est hors de question avec une GoPro. Un bruit horrible apparaît très vite à l’image, dès lors que le capteur n’est pas suffisamment nourris en lumière. A titre de comparaison, essayer d’obtenir une image correcte en filmant avec avec un reflex dans la pénombre avec les iso poussés à fond. Pour certaines scènes, on utilisait deux lampes allogènes pour éclairer le premier plan, pour obtenir une image “exploitable” (ou presque).

 

Comparaison de plans fait avec une GoPro pour Winker

Tous deux tournées dans le même lieu, le plan de droite a bénéficié d'un éclairage d'appoint (très sommaire) ainsi que des retouches en post-production.

Il ne faut pas voir que des contraintes dans cet appareil: la batterie, la solidité, la facilité d’utilisation et la taille sont des atouts qui justifient largement son utilisation pour les plans de type caméra embarqué / vue subjective.

 

 3- La post-production

Contrairement aux autres étapes, nous nous sommes partagés le travail :

Ben a travaillé sur les infographies de la vidéo. Cela représente tous les éléments en surimpression à l’écran, mais aussi les inserts dans l’iPhone, dans le PC et les visuels de fin (packshot).

 

Planche type winker

Insert type, on y retrouve un profil en bas à gauche, la HUD permanente à droite (la batterie + l'heure en haut et les notification en bas).

 

Je me suis occupé du montage et de l’étalonnage. Cette dernière permet, en temps normal, de  donner un aspect, un style à l’image. Compte tenu de nos rushs, cette étape se résuma à rendre les plans exploitable en jouant sur une augmentation de l’exposition, des corrections colorimétriques et une réduction du bruit.

J’étais ensuite en charge du motion design. Le motion design (abréviation de “Motion Graphics Design”) est : “L’art de donner vie au graphisme par l’animation. Il recourt autant à la typographie, la photo, la vidéo qu’à des illustrations”. Ma tâche était donc d’intégrer et d’animer les visuels produits par Ben.

Pour organiser mon travail, j’ai utilisé une méthode d’itération proche de la méthode Agile, utilisée par certains développeurs. J’attaquais chaque partie de la vidéo en considérant l’idée à véhiculer. Je mettais en place les principales intégrations, puis je passais à le section suivante. Une fois la boucle finie, j’effectuais une nouvelle passe en affinant un point particulier, et ainsi de suite.

 

Configuration de travail

Poste de travail utilisé pour le motion design. Le second écran permet ici (avec After Effects) d'afficher le panneau calques.

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